CULTIVÉES est un projet de métier d’art basé sur des techniques transmises oralement par des femmes depuis plusieurs générations, un hommage à une communauté de créatrices cultivées.

 

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Corporation des métiers d'art du Saguenay-Lac-St-Jean
Membre

 

 

 

CULTIVÉES et ses valeurs

Cultivées, c’est le résultat de dix années de recherche dans le secteur de la mode montréalaise. Une série de témoignages et d’observations permet à Catherine Morin de faire le constat suivant; Pour revaloriser le vêtement, il est indispensable de mettre en lumière la finesse du savoir-faire sous-jacent à sa fabrication. Il faut également repenser la relation que nous entretenons avec celui-ci. 

But

-Former une relève artisane et encourager l’activisme de consommation responsable via la vente de vêtements fait au Québec et la promotion de ceux-ci.

Objectifs

-Apporter de la visibilité sur les techniques de métier à tisser et de courtepointe, ainsi que sur les fibres naturelles dans la construction textile, plus spécifiquement sur l’utilisation moderne qu’on peut en faire.

-Faire rayonner le design de mode québécois et encourager le développement d’une communauté régionale dans ce secteur

 

 

Designer et fondatrice

Diplômée du Collège Lasalle en Design de mode, Catherine Morin a cumulé les expériences liées aux vêtements, que ce soit à titre de couturière pour le Cirque du Soleil ou en tant que gestionnaire de production et logistique. C’est cependant ses trois années d’emploi chez Les Coureurs de Jupons, une boutique montréalaise spécialisée en créations québécoises, qui lui ont ouvert les portes du milieu de la mode locale. Elle a ainsi pu rencontrer les divers acteurs du milieu, comprendre les enjeux liés au secteur et constater l’unité des designers qui forment cette communauté.

Catherine lance sa première ligne de vêtement en 2014. Au delà de la création, c’est surtout le développement de l’entreprise et des relations d’affaire qui la stimule. Guidée par son esprit entrepreneurial, elle obtient quelques années plus tard un diplôme en Gestion d’entreprise décerné par le HEC de Montréal.

Réputé pour son stimulant bassin culturel, le Saguenay Lac-St-Jean inspire Catherine. De retour en terre natale, elle souhaite rapprocher le milieu culturel et celui de la mode, de manière à repositionner cette industrie en tant que métier d’art. Si le climat actuel pousse les clients à consommer local, il faut encore sensibiliser ceux-ci à la valeur d’un vêtement produit de manière artisanale et ce, afin d’en justifier le prix. C’est ce qui l’incite à développer une nouvelle ligne de vêtements, entièrement éco-responsable. Cultivées se veut un hommage aux techniques artisanales transmises oralement par des femme

En savoir plus: l'industrie du vêtements

 La révolution industrielle a mécanisé l’industrie textile et fait évoluer les conditions de travail, économique et sociale de ses travailleurs. Bien qu’elle permit à l’industrie du design de mode québécois de percer au niveau international, celle-ci dû se conformer au rythme des saisons bi-annuelles, duquel découle un engorgement lors des périodes d’approvisionnement, de vente et de sous-traitance. En plus d’engendrer des comportements liés au consumérisme, cette méthode normalisa des prix seuils associés à des quantités minimum chez les fournisseurs et manufacturiers. En effet, le consommateur moyen consomme 60 fois plus de vêtements qu’il le faisait en 2000 et les garde moitié moins longtemps. En traitant les vêtements comme des objets jetables, la production massive élimine peu à peu les arts textiles du secteur de la mode. On assiste donc à l’exode de la relève artisane, autrefois le bassin créateur de vêtements, vers la commercialisation de la mode et autres sciences de la gestion capitaliste. Ces méthodes n’ont que peu de considération pour les conséquences de la production et de la disposition de nos vêtements.

Cette industrie est l’une des principales source de pollution mondiale en plus de pratiquer une forme moderne d’esclavage. En effet, la surproduction de vêtements génère des coûts environnementaux liés au transport, à l’utilisation de fibres synthétiques en tant que matière première et aux agents chimiques lors de la transformation des étoffes et des fibres. Par exemple le polyester, issue du pétrole, est utilisé dans 60% des vêtements. Cette consommation cause l’émission de 282 billon de kilogrammes de dioxyde de carbone, 3 fois plus élevé que celle du coton. Les pratiques d’approvisionnement populaires n’ont pas été révisées de manière à incorporer les nouvelles sciences qui ont approfondis notre connaissance collective du cycle du carbone et le rôle de la rétention  de celui-ci dans le sol. Quant aux conditions de vie observées chez les manufacturiers au Canada, on cite de pauvres conditions de travail, de longues heures et un faible salaire. Si l’on se transporte outremer, on peut ajouter des actions illégales anti-syndicalistes, des agressions physiques, de l’intimidation sexuelle, du temps supplémentaire forcé, des congédiements non justifiés, des pratiques de non paiement des salaires et l’absence d’accès à l’eau potable. Actuellement, seulement 1% des vêtements vendus aux États-Unis sont issus du commerce équitable.

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